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INFORMATIONS "RESEAU BASSE VISION"
- Info Réseau Décembre 2011
Disponible dans votre espace professionnel
- Comptes-rendus disponibles dans votre espace professionnel (réunions, comités techniques)
REUNIONS "RESEAU BASSE VISION"
Réunions scientifiques réservées aux professionnels
(programmes en cours)
- 2/04/2012 - Assemblée Générale et Réunion Scientifique - Angers
- 11/06/2012 - Journée Orthoptistes Nantes
- 17/09/2012 - Journée Opticiens - Nantes
INFORMATIONS DIVERSES
Destinées aux professionnels de la Basse Vision
- 2012 - Formations UNRIO
Tout public
- 11/02/2012 - Cinéma en Audiodescription - Saint Nazaire
- 29 au 31 Mars 2012 - Festival de Cinéma "Un Autre Regard" - Saint Gilles Croix de Vie
- 2012 - Programme en audiovision Médiathèque - Nantes
Dans le système de santé français, l'orthoptiste est l'auxiliaire médical, rééducateur des anomalies fonctionnelles de la vision sensibilisé à l'optique, formé à la physiologie, la pathologie, la thérapeutique, et l'exploration de la fonction visuelle.
Si la majorité des orthoptistes exerçent en libéral (85%), certains sont salariés à temps plus ou moins complet dans les hôpitaux, les dispensaires, les centres de soins, les cabinets médicaux, les établissements pour personnes handicapées, les structures de maintien à domicile. D'autres ont une activité mixte (libérale-salariée)
L'entraînement visuel du patient malvoyant est inscrit dans les décrets de compétences des orthoptistes (1988, 2001). Les orthoptistes sont seuls habilités à effectuer les actes de rééducation de la vision fonctionnelle chez les personnes atteintes de déficience visuelle d'origine organique ou fonctionnelle.Toutefois certains ne dispensent pas ce type de prise en charge (choix personnels, implantations…).
Ils assurent sur prescription médicale les bilans orthoptiques et les séances de rééducation orthoptique « basse vision » à tous les âges de la vie.
La formation continue qu'elle soit professionnelle, universitaire, conventionnelle, leur permet une mise à jour de leurs connaissances et contribue à une meilleure qualité des soins.
Cet entraînement visuel du patient malvoyant s'inscrit dans l'évolution de la prise en considération et de la personne handicapée et de la malvoyance distinguée de la cécité à l'instigation du Docteur Delthil dès 1930.De longue date, l'éducation d'une fonction déficiente à visée compensatrice ou adaptative est admise avec le concept de rééducation :
- Entraînement moteur spécifique au patient déficient moteur en kinésithérapie.
- Entraînement verbal, auditif, gestuel au patient sourd ou malentendant en orthophonie.
Pourtant proposer « un entraînement visuel » à un patient malvoyant est resté longtemps inconcevable et le reste encore pour certains notamment quand il s'agit de personnes âgées.
Sa finalité est :
Chez la personne âgée, il est nécessaire de prendre en compte qu'il s'agit d'une déficience visuelle acquise et souvent évolutive qui s'ajoute aux conséquences du vieillissement et des polypathologies qui l'accompagnent.
Cette malvoyance. majorent les risques inhérents à l'âge que sont les chutes, les dépressions, les démences (voir tableau).
Le développement et l'utilisation des capacités visuelles restantes ne peuvent donc s'inscrire que dans une prise en charge globale.
Comme toutes les prises en charge des personnes âgées, la qualité de la relation dépend de l'image que le soignant a lui-même du vieillissement.
Cette prise en charge orthoptique « basse-vision » de la personne âgée est :
Les déficiences visuelles les plus couramment rencontrées se caractérisent soit :
Son protocole est déterminé selon le type du déficit.
Pour les orthoptistes conventionnés, une prescription médicale est nécessaire :
Le bilan orthoptique est remboursé par l'assurance maladie, il est côté AMY 16, son coût : 40,00 €
Deux séances sont en général nécessaires.
Il est composé :
Il s'agit d'analyser les plaintes, les besoins et les attentes du patient ;d'évaluer les différents paramètres de la fonction visuelle et le retentissement de l'atteinte sur le voir, le regarder, le toucher, l'équilibre, les déplacements ;de mettre en évidence, les conséquences sur la compensation du déficit visuel des troubles fonctionnels liés au vieillissement et aux pathologies qui l'accompagnent (troubles gnosiques et mnésiques, paralysie oculomotrice).
Il aide le patient à mieux comprendre son déficit, ses capacités visuelles et leurs limites, le retentissement de cette affection sur son quotidien.
Il débouche ou non sur un projet de rééducation orthoptique «basse vision», favorise l'information du patient sur les aides et les structures existantes (aides optiques, livres en caractères agrandis, bibliothèques sonores, associations, autres rééducateurs), constitue une base de données sur les conditions d'accessibilité visuelle de chacun, indispensable à tous les acteurs de la prise en charge de la personne âgée malvoyante.
Celui-ci s'avère indispensable pour s'assurer du maintien des acquis, mais aussi en cas d'évolution de la pathologie. Il est souvent sollicité par la personne âgée pour qui l'orthoptiste est un interlocuteur accessible.
Il s'agit d'un « entraînement visuel », processus de rééducation entendu au sens de l'éducation visuelle déficiente, qui n'améliore pas la vision mais permet d'optimiser les capacités résiduelles.
Des exercices appropriés, expliqués, commentés à toutes distances et dans différents plans, avec et sans aides-optiques sont proposés.
Ils permettent au patient:
La présence de l'aidant naturel (conjoint, enfant, auxiliaire de vie) est souvent souhaitée par la personne âgée. Elle espère ainsi être mieux comprise dans les difficultés qui sont consécutives à son déficit visuel. Comment imaginer qu'une DMLA puisse voir une épingle sur le sol et prétende ne pas voir?
Cette réadaptation s'adresse à des patients ayant un potentiel visuel susceptible d'être évalué ou optimisé. Ce projet est élaboré avec le patient en fonction de sa pathologie, de ses besoins, de sa disponibilité, de sa fatigabilité, son adhésion est indispensable.
Pour les orthoptistes conventionnés, la rééducation orthoptique « basse vision » est soumise à entente préalable sur prescription médicale.(10 séances par an) :
La durée d'une séance est d'une heure, elle peut être dispensée au cabinet de l'orthoptiste ou sur le lieu de vie de la personne âgée (domicile, maison de retraite)
Elle est remboursée par l'assurance maladie, une séance est côtée AMY 15, son coût : 37,50 €.
Durant cette prise en charge, l'orthoptiste reste en relation avec tous les acteurs concernés (médecins, opticien, rééducateurs).Un compte-rendu leur est adressé.
L'orthoptiste est un des principaux acteurs de la prise en charge rééducative de la malvoyance de la personne âgée qui ne peut s'inscrire que dans une prise en charge pluridisciplinaire. Par ses conseils, il aide la personne âgée à mieux s'adapter à l'environnement.
L'orthoptiste libéral, «réponse de proximité», par sa disponibilité, ses soins (domicile, cabinet) permet à la personne âgée une prise en charge rapide, accessible à moindre coût, remboursée par l'assurance maladie et les mutuelles complémentaires.
L'orthoptiste, en atténuant le handicap visuel, participe à la sauvegarde de l'autonomie et s'inscrit donc naturellement dans le plan d'aide à la dépendance de la personne âgée.